Parce qu'il n'y a pas besoin de passer à la radio pour faire des musiques exceptionnelles. Ici je vous présente des artistes que j'aimerai faire connaitre.
J'ai eu l'occasion dans un précédant article d'interviewer David Lohstana. Voici quelques lignes sur son nouvel album sorti ce mois-ci.
Écouter Löhstana, c'est comme s'endormir au bord d'une rivière. Le ruissellement de la musique ne couvre jamais la finesse des mots. L'eau est clair, on peut apercevoir la poésie de David, les rimes, les images. Ses musiques décrivent chacune un paysage, une personne, un sentiment. Il nous montre la vie d'un "je" poète et peu commun mais dans lequel on arrive toujours à se retrouver.
Trois semaine que j'attendais le concert de rentrée universitaire de Valence (Drôme, 26) organisé par l'ADUDA (l'Agence de développement universitaire Drôme-Ardèche), car j'ai enfin pu découvrir le groupe Bloody Berries.
Deux guitaristes, un bassiste, un batteur. Jusque là tout va bien. La tenue légèrement British. Le public à 80 cm de la scène à attendre le premier accord. Quelques rires.
Puis, en une fraction de seconde, la disposition des musiciens change radicalement. L'éclairage devient rouge. Les trois cordophonistes se placent comme en mêlée autour du batteur, pour déployer dans la seconde suivante une énergie considérable. Des méga-Watts envoyés dans le public presque aussitôt convaincu. Vous l'aurez compris, c'est du rock.
Les riffs, la puissance de la basse et la batterie finissent d’emmener les spectateurs. Un tout se crée sur scène par la synergie qui s’opère entre les musiciens. La voix, partagée entre les deux guitaristes, mais aussi la basse omniprésente, apportent une touche colorée à l'ensemble.
Bloody Berries à peine quelques mois d'existence. Il se montre novateur : le groupe joue presque exclusivement ses compositions. J'ai d'ailleurs apprécié la variété des compositions par leurs rythmes et les styles de Rock différents.
Bref, Bloody Berries mérite à être connu.
C'est l'été, c'est le moment de boire votre Coca-Cola Col'Ardèche au soleil, en regardant les géranium fleuris.
C'est aussi le moment d'écouter de la musique, et surtout d'aller voir des concerts. Un peu comme ce fameux vendredi soir...
Ils étaient 5 musiciens : guitare électrique, guitare acoustique (et chant), basse, batterie et un chanteur. Tous debout sur le mur-ouvrant de la caravane illuminée transformé en scène.
La mise en scène est très originale : le chanteur navigue entre le toit de la caravane (transformé en balcon pourvu d'une jardinière aux géranium fleuris) et la scène.
On retrouve aussi l'ingénieur lumières, recouvert de câbles et qui ressemble à une grosse table DMX humaine.
Chaque musicien est alors un personnage qui tient son rôle du début à la fin, on écoute autant avec les oreilles qu'avec les yeux.
C'était donc plus de 2h de rock, de mise en scène et d'humour non stop. C'est un groupe Drômois qu'il faut aller voir sans hésiter.
J'aurais pu formuler mon article ainsi "Encore un autre groupe de reprise". Mais cela aurait été comme qualifier la Route 66 de "Coulée de bitume traversant l'Amérique" : j'aurais alors fait disparait, par mon raccourci hasardeux, à la fois l'âme et la forme de ce trio.
Ce n'est ni un groupe de reprise, ni une pâle formation de village. Dès leur début, les deux fondateurs guitaristes: Valentin et Brice ont imposés un style que l'on retrouve autant dans leurs compositions que dans leur tenu vestimentaire.
Dès que les premières harmoniques se dégagent de leur musiques, on est replongé dans l'univers de Johnny Cash, Neil Young, Alice Cooper mais aussi Scorpions et Bob Dylan.
C'est du neuf en noir et blanc. Du vieux rock comme on l'aime, que le groupe s'amuse à coloriser, à amplifier, à décaler aussi. C'est du blues, l'humour en plus.
Encore à ces débuts, ce groupe a déjà fait preuve d'un grand professionnalisme, et d'une envie de partager une ambiance, et une passion.
Vous connaissez le HipHop ? Je ne connaissez que quelques classiques commerciaux avant hier soir : lors d'un concert.
Contrairement à ce que beaucoup pense, le HipHop est un style très ouvert, où peuvent se mélange plusieurs autres styles.
Hier soir j'ai découvert 3 groupes : MissWhite, Smooth et Hocus Pocus
C'était très intéressant de comparer les interprétations différentes du HipHop qu'avaient ces trois groupes :
Smooth, nous montrait un HipHop très rock avec des paroles chantées, et un accompagnement piano "carré". La basse très présente et le synthétiseur faisaient allusions au funk.
Hocus Pocus semblait influencé par la dance, avec les vents et les cuivres et le jazz dans les improvisations, notamment au piano.
MissWhite aux frontières du jazz (avec le piano et le saxophone) et du jazz vocal, certaines musiques sont des arrangements de musiques classiques (Chopin par exemple).
Les mises en scène de ces deux derniers groupe ont été soignées : Un show millimétré pour Hocus Pocus, et une mise en scène très théâtrale pour MissWhite.