Courts métrages

La série, le film et le court métrage nous permettent d'apprécier une ambiance ou de s'attacher à des personnages pendant quelques jours, heures ou minutes.

Le court métrage est le moins connu des trois, en effet, on le trouve rarement au cinéma ou sur les plateformes. On pense souvent que le court métrage est juste le premier film d'un réalisateur, pour apprendre avant de faire des «vrais» films". Jean-Pierre Jeunet a par exemple commencé sa carrière avec plusieurs courts-métrages comme l'incroyable Le Manège, Le Bunker de la dernière rafale et Foutaises qui comportent tous des éléments repris dans ses films. Pourtant, Jeunet a continué les courts-métrages même après la sortie de ses films. Jake Szymanski a lui aussi alterné les deux, mais est surtout connu pour ses courts métrages Sept jours en enfer et Pharmacy Road qui ont tous deux été largement diffusés par HBO/OCS.

J'ai découvert les courts métrages au Festival de films courts de Grenoble il y a quelques années. Ce que j'aime particulièrement dans ce format c'est que tout est permis : filmer sur une pellicule 16 mm, choquer le public ou faire des choses simples.

Cette liberté est plus rare dans les longs métrages (mais elle existe, et je cite simplement Julia Ducournau, Quentin Dupieux, Anders Thomas Jensen). Une raison est que le budget beaucoup plus grand autorise moins la prise de risque car il doit toucher un large public pour rentrer dans les frais. L'autre raison parait basique mais essentielle : le format d'1h30 au minimum interdit toute les idées qui feraient moins de 90 minutes, ou contraint à les étirer.

Le programme du festival est très complet. J'ai vu les séances de vendredi 17h (consacrée aux documentaires) et celle de 22h ainsi que samedi 17h.

  • Le documentaire Kaktus Kneipe de Klervi Daniel et Jim Bouyer nous fait découvrir un bar berlinois, lieu de rencontre et sorte de famille dans une ville pourtant immense.
  • NO SKATE! de Guil Sela était incroyablement drôle, c’est l’histoire de la rencontre (et l'incompréhension) de deux personnages très différents.
  • Les Shoshos de Faustine Vial montre la fracture entre deux amies esthéticiennes et les habitants d'un petit village isérois (j’ai adoré l’esthétique rose et fourrure).
  • Mourir dans le sucre de Mireille Ménard est étrange, c’est le voyage de deux jeunes sœurs pour fuir le monde des adultes monstrueux.
  • Fille de l'eau de Sandra Desmazières est un magnifique film d'animation aux couleurs tremblantes qui parle de la vie de pêcheuses en apnée.
  • Ningú Borda de Júlia Coldwell Serra, montre Candela dans son univers très chrétien (et d’un autre temps) et comment elle va vivre avec son mensonge.

  • A découvrir.

Je suggère aussi

Les commentaires sont fermés.