Geek : Probablement la catégorie la plus consultée de ce blog, car le mot Geek ne cesse d'intriguer et de faire parler de lui. Je ne fais pas de veille, j'essaie simplement de vous faire passer quelques connaissances sur les logiciels libres, les astuces, et la philosophie GNU.

Ma configuration de i3wm

Cette semaine, j'ai décidé de tester une nouvelle interface graphique pour ma Debian. J'utilisais Gnome 3 depuis quelques temps, mais je cherchais quelque chose de plus orienté développement. Contrairement à Awesome qui ne m'avais pas paru très pratique, i3wm a su me convaincre très rapidement.

i3wm est une interface graphique pilotable au clavier et un peu inspirée du fonctionnement de Vim avec la possibilité de "splitter" l'écran verticalement ou horizontalement.

Ma configuration est proche de la configuration initiale avec la touche "Windows" comme touche Mod. J'ai principalement ajouté : le Alt+F4 pour quitter les fenêtres, quelques informations dans la barre de statut. La prise en charge des touches screenshot, volume (monter, descendre, muet) et la luminosité de l'écran (cette dernière n'est pas forcément compatible avec votre ordinateur). Pour la gestion du réseau j'utilise WICD.

Sources : http://forum.manjaro.org/index.php?topic=2080.0 (exemples de config) et http://i3wm.org/docs/userguide.html (doc officielle très bien faite).

Mes astuces et configuration GNU/Linux : http://amoweb.fr/static14/gnu-linux

Aide-mémoire des principaux raccourcis

Chez moi Mod = touche "Windows". D'origine, il s'agit de la touche Alt. Notez que je n'ai pas encore eu besoin d'utiliser d'autres raccourcis que ceux décrit ci-dessous.

  • Mod + left/right/up/down : se déplacer entre les fenêtres
  • Mod+ Shift + left/right/up/down : déplacer la fenêtre
  • Mod+f : fullscreen
  • Mod+d : barre de lancement d'une nouvelle application
  • Mod+enter : lancer un terminal
  • Mod+v/h : split horizontal ou vertical (définit où la prochaine fenêtre sera lancé)
  • Mod+&/é/"/'/5/-... (touches "chiffres" en minuscule) : changement d'espace de travail
  • Mod+Shift+&/é/"/'/5/-... (touches "chiffres" en minuscule) : déplacement de la fenêtre dans un autre espace de travail
  • Mod+Shift+A : Fermer la fenêtre (j'ai configuré Alt+F4 avec le même effet)
  • Mod+Shift+E : Quitter i3wm

Fichier .i3/config

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Raspberry Pi : une chaine hifi radio Internet

Mini projet d'une demi-journée (ou plutôt 2h) : permettre d'écouter des radios Internet depuis le Raspberry Pi sans écran. J'ai utilisé une souris comme IHM. Le principe est simple : le programme lance cvlc avec un flux, l'appui sur un bouton de la souris change le flux. Le nom de la radio est annoncé avant la lecture.


#!/bin/bash

next()

{

        /home/pi/RadioPi/mouse

        while killall vlc; do

                echo "kill";

        done

}

while true; do

        echo "Jazz radio" | espeak

        sudo -u pi cvlc http://radio/flux.mp3&

        next

        echo "BBC Radio 1" | espeak

        sudo -u pi cvlc http://radio/flux.asx&

        next

done

La fonctionnement n'est pas très propre car cvlc ne nous offre pas de possibilité de le fermer autrement que par un kill. Le programme mouse rend la main dès qu'un bouton de la souris est appuyé.

Le programme est appelé dans rc.local par :


sudo -u pi /home/pi/RadioPi/radios.sh&

On note le sudo -u pi qui permet de lancer le script par l'utilisateur pi, car VLC ne peut pas être exécuté par le root.

Code source de mouse :

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Non, les réseaux sociaux n'ont pas tué les blogs

La poussière numérique n'existe pas, mais quand on visite un blog qui a pour dernière publication la sortie de Firefox 1.5, il y a comme une odeur de Naphtaline qui se dégage du flux RSS. Bien sûr, certains articles de fond sont indémodables : comparez par exemple (de manière caricaturale) les articles anciens de Framablog à ceux de Tom's Hardware. L'un donnera des articles de fond, alors que le second donnera des articles beaucoup plus temporels, mais nous avons affaire ici à deux styles de médias différents.

Pour moi les réseaux sociaux ont modifié un certain type de blogs, les blogs plus classiques, c'est-à-dire, à mi-chemin entre un blog de fond et un blog temporel. Avant l'arrivée de Twitter (et Facebook) ces blogs mélangeaient les articles de leur composition (articles de fond), et les informations "relayées". Les articles de fond étaient alors noyés au milieu de simples redites, souvent très temporels. Aujourd'hui, il me semble que le nombre de publications a baissé, car ces informations relayées ont un vecteur beaucoup plus adapté : les réseaux sociaux.

Ne pensez pas que je condamne le relayage d'information. D'ailleurs, si vous souhaitez le blâmer, ne le rejetez pas en bloc car par exemple, Framablog relaie parfois de l'information, mais il s'agit d'une part, d'un article de fond, et d'autre part d'une traduction. La nuance est de poids.

Les détracteurs des réseaux sociaux diront qu'ils ont contribué à faire fuir les commentaires, pour moi ils les ont simplement déplacés sur les réseaux sociaux.

Le changement vient aussi des marques (ou de n'importe quel site "officiel"). En arrivant sur les réseaux sociaux, les entreprises ont facilité la propagation de leurs informations sans passer par les blogs, par un simple Partage ou Retweet. Pourquoi répéter le contenu d'un article alors qu'un simple clic permet de le relayer ?

Les réseaux sociaux ont aussi apporté de la diversité aux lecteurs (et donc aux rédacteurs). Suivre un flux RSS, c'est se tenir informé sur un site. Follower quelqu'un sur Twitter, c'est se tenir informer sur tous les sites que lui-même lit. Reste juste à trouver un compte qui a les mêmes gouts que vous...

Ainsi, les réseaux sociaux n'ont pas détruit les blogs, au contraire ils ont permis de moins les surcharger et d'apporter de nouvelles sources d'informations à leurs auteurs. Une autre manière de poser la question : que sont les réseaux sociaux sans les blogs ?

Rassurez-vous, le Thomson TO9 va bien !

TO9

Il y a 6 ans, j'avais récupéré un Thomson T09. Conception Française. Propulsion Motorola 6809. Enfin, du rustique. Je n'avais malheureusement plus le temps de m'en occuper.

J'ai donc laissé un post sur Serveur87. Suite à cela, Daniel de DCMOTO m'a répondu, et je lui ai fait parvenir le Thomson.

Daniel a posté un peu plus tard sur system-cfg, expliquant qu'il avait changé certain condensateurs du Thomson, mais que l'écran s'est rapidement transformé en feu d'artifice !

En tout cas : le Thomson est entre de bonnes mains ! (faites un tour sur DCMOTO)

Les FAI associatifs - l'autre Internet

Article initialement paru dans la newsletter de l'IUT de Valence.

Internet n’est plus réservé à une minorité d’informaticiens ou d’universitaires chanceux : depuis quelques années, il a pris une place très importante dans la vie de tous. Mais cette montée exponentielle n’est pas sans susciter l’inquiétude des internautes.

L’un des problèmes majeurs posés par Internet est sa neutralité. La simplicité et la spontanéité avec lesquelles nous l’utilisons nous donnent l’impression qu’il s’agit d’un simple fil nous reliant à une infinité de sites. Mais cette vision masque l’essentiel du mécanisme : entre notre ordinateur et un site Internet, il y a notre Fournisseur d’Accès Internet, ou FAI. Il est le principal garant de la bonne transmission des données : il a donc tous les pouvoirs sur celles-ci. Les faits ont montré que la modification des données dans un but commercial peut être rapidement démasquée, mais il s’agit plus d’une question de conscience que d’une question technique.

Il existe cependant quelques fournisseurs associatifs qui défendent la neutralité d’Internet. Ils se présentent comme des alternatives aux grands FAI en instaurant un dialogue et une proximité avec leurs membres. FDN (fdn.fr), pour French Data Network, est le plus vieux FAI français fournissant encore des abonnements. Il est entretenu exclusivement par des bénévoles et par des donations de serveurs. Il est maintenu par 450 adhérents, dont 200 abonnés.

Le prix des abonnements ADSL et fibre optique est plus cher que ceux proposés par les FAI lucratifs, mais il ne faut pas s’arrêter à une comparaison quantitative et technique car les intérêts sont multiples. L’intérêt éthique est la grande transparence imposée par le modèle associatif. Les membres ont donc le droit et la possibilité de connaître ce qui est fait de leurs données. Mais l’intérêt majeur réside dans la possibilité d’aider à la mise en place et à la maintenance de son propre accès Internet : cela peut être l’occasion de se former ou de parfaire ses connaissances en réseau, mais aussi en informatique en général, avec un but réel et palpable.

Les antennes de ces FAI associatifs n’existent pas dans toutes les régions, même si les abonnements peuvent être souscrits dans toute la métropole. Partant de ce constat, et voyant son nombre d’abonnés augmenter, FDN a mis en place la politique de l’essaimage, qui permet à tout le monde de créer son propre FAI en disposant de l’aide financière et technique de FDN. Alors, à vous ?