Lorsque l'on regarde la définition du mot émulsion (dans Wikipédia pour ne pas le citer) on se rend vite compte que le concert que j'ai vu hier soir n'a rien à voir avec de la chimie (ce qui est plutôt classique pour un concert...) mais son sens musical pourrait se traduire par : "mélange macroscopiquement homogène mais microscopiquement hétérogène".
Si on continue un peu la réflexion on est vite amené à se demander : quel rapport y a-t-il entre un Dulcimer à marteaux (ancêtre du piano) et un orgue de barbarie ? La réponse se rapproche de celle de mon second questionnement : Quel rapport y a-t-il entre un Bandonéon (sorte d'accordéon) et une contre basse ? Rien, enfin si, ce sont des instruments de musique.
Voilà la seconde partie de ma définition validée : Le quatuor Barbaroque est un mélange microscopiquement hétérogène.
Pour résumé ce quatuor est composé d'un Dulcimer, d'un Bandonéon, d'une Contrebasse et d'un Orgue de Barbarie et pour améliorer la recette, ils jouent au coté d'un autre musicien : Khaled Arman, un Afghan qui jouait magistralement du Rubab et du Delruba.
Vous l'avez compris, nous sommes loin du trop classique, guitare, basse, batterie ! Mais alors comment ces instruments différents arrivaient à s'assembler pour jouer du Schubert ou du Chostakovitch ? La réponse tient en 5 syllabes : communication !
La communication, hyper-présente, semblait être à deux étages : entre les musiciens, mais aussi, bizarrement, entre les instruments !
Pour terminer, je dirais qu'il s'agissait d'un très beau concert, avec un énorme travail sur les nuances, l'homogénéité et les émotions.
Plus d'infos sur : barbaroque.net.
Dans cet article j'aimerai vous faire découvrir l'un des musiciens que j'écoute le plus en ce moment. Il s'agit de Löhstana, je l'ai connus par le biais de Jamendo.com. Il a gentiment accepté de répondre à quelques questions.
amoweb : Salut David, la forme ?
Löhstana : la patate.
Vous connaissez Smiley ? C'est ce que j'appel : un groupe libre. C'est-à-dire qu'ils se font connaitre par internet en donnant tout simplement leur musiques aux internautes. Je les ai connus sur le site jamendo.com (voir cet article). J'ai donc téléchargé leur premier album l'année dernière, et leur second cette année.
Bon, mais quand même, j'aime bien les CD, c'est jolie et pratique (même s'ils sont emballés dans un blister...) et puis je peux l'écouter dans la voiture. Mais surtout, j'avais envie de leur donner un peu d'argent. Je me rend donc sur smileymusic.fr et là, surprise : le pack de deux album a... 10€ ! Ni une, ni deux, j'imprime le bon de commande et j'envoie le chèque.
Aujourd'hui, en rentrant à la maison, je trouve un petit colis posé sur la table :
la photo est floue mais dans l'émotion, j'ai pus trembler un peu...
\o/ J'ouvre le colis. J'avais bien mes deux albums : Attention aux Mélanges et On the Rock. Mais c'n'est pas tout (à dire avec la voix de Frédéric Courant), j'avais aussi un petit mot de Nico, le guitariste, une vingtaine de stickers et... un album On the Rock gratuit.
Petit mot au ministère de la culture : Oui, le téléchargement fait perdre de l'argent au majors, il coule les actionnaires, il détruit l'économie parasite parallèle à la culture (quoi que, même pas sûr) ; mais il crée des vraies liens entre l'artiste et le spectateur, il rend la culture accessible à tous, tout en nous laissant le choix de mieux financer les artistes qui s'autoproduisent, ceux qui ont du sens.
Un mélange d'images, de sons, de couleurs, d'Afrique, d'Océanie, de lumière, de sentiments... Quatre musiciens, trois instruments, des danseuses tout ça sur un décor numérique animé...
Un concert de didgeridoo à Romans, intéressant, je n'avais pas encore vu de concert avec cet instrument, j'ai juste un copain qui en joue de temps en temps. Nous partons donc au concert.
Voilà, nous arrivons sur la place aux Herbes, et là, nous sommes impressionné. Ce n'est pas un concert de didjéridoo, c'est une ambiance nouvelle, une sorte de spectacle 360°, 5 senses, 20 doigts, deux oreilles et, qu'on se le dise entre 4 yeux, ce n'est pas un concert, c'est un voyage.
Devant nous, une simple scène avec des musiciens, au dessus de celle-ci, un façade d'immeuble, sur cette façade, un projection. Derrière nous, la partie technique. Ainsi, nous apprenons que les dessins sont fait en temps réelle et sont projetés sur une vidéo, elle aussi, mixée en temps réelle : il s'agit du groupe 2Vj. En se retournant, nous voyons une danseuse orientale en ombre chinoise contre une façade.
Avant de vous montrer quelques photos, juste les coordonnés du groupe Grenoblois : Djemdi sur www.djemdi.com. Si vous allez les voir en concert, je vous propose d'acheter un album, ça change de la radio !